Sculpteur Jean Tinguely et le mouvement, les Méta Matics, Méta-Art


Jean Tinguely est un sculpteur un peintre et un dessinateur suisse. Lorsqu’on regarde ici ses oeuvres on suppose que Jean Tinguely est un sculpteur comme tant d’autres. Eh bien on en reparle après ce petit reportage ! Installé à Paris en 1954 Tinguely réalise plusieurs reliefs et sculptures en fil métallique, puis il se lance dans des machines à dessiner interactives et le public découvre un art à sa portée tout à fait inédit. Tinguely remet en question l’académisme de l’Art, créant des machines construites en partie avec des objets de récupération, sciemment imparfaites, s’opposant au culte de l’objet neuf et pratiquant le recyclage déjà utilisé avant lui par l’art brut. Ces matériaux de récupération auquel il redonne vie en les animant avec des moteurs comptent parmi les innovations les plus vivantes de la sculpture du 20e siècle. Son travail porte essentiellement sur les machines, dont les fonctions et les mouvements l’intéressent particulièrement, tout autant que les bruits qu’elle génèrent et la poésie qu’ils habitent. Ces machines de Tinguely sont des anti machines plutôt que des machines. on veut trouver dans les machines la régularité et la précision, Tinguely cherche le désordre mécanique. Cet art repose sur l’idée de la roue de la répétition et le changement perpétuel. La roue constitue le commencement de tout de la mobilité totale, la folie la vitesse Fasciné par la course automobile, Tinguely y voit l’union parfaite entre l’homme et la machine. même si l’issue peut être fatale ! En 1984 il crée avec PIT-STOP sa première sculpture dédiée au sport automobile mais s’empressera de dire que la sculpture est inoffensive et de blesse personne ! Aimant combiner les objets opposés il associe dans la série Débri(s)collages en 1974, des perceuses bruyantes avec de délicats plumeaux ! Ses sculptures associent douceur et agressivité, le masculin et le féminin la fête et la mort ! Mes machines ne font pas de la musique mes machines utilisent des sons, je les laisse vivre leur vie, je les libère. Ici ces oeuvres nous frappent par leur aspect loufoque ! Parfois on se demande si Tinguely ne se moque pas de nous ! il nous répond : j’ai toujours été anti tout ! et surtout anti-art ou méta-art ou merde à l’art ! En 1967 il réalise un char qu’il appellera “Hannibal II” Vous êtes toujours là ? Alors finissons par ce que j’ai trouvé de plus loufoque !

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